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Le grand public de Carthage a signé sa présence en lettre d’or hier soir à l’occasion de la soirée de la superstar libanaise Ragheb  Alama au programme de la 53ème édition du Festival International de Carthage. Le public a afflué très tôt avant le spectacle et les files se sont étendues sur des centaines de mètres devant les portes d’entrées,  ouvertes à l’occasion  plusieurs heures avant  22h00 pour épargner au public les tracasseries de bousculades dans ce genre de soirée à grande affluence.

 A 22h00 tapante, la superstar Ragheb Alama n’a pas failli à ses anciennes habitudes de ponctualité et de respect pour son public, en faisant son apparition dans une extrême simplicité, notoriété de star oblige. Professionnel, élégant et raffiné, dans la pure tradition de l’univers artistique oriental, Ragheb Alama a entamé la soirée par une révérence à la Tunisie, à son peuple et à son Président tout en exprimant son bonheur immense de se reproduire sur la scène mythique de Carthage qui constitue une consécration en soi.

Face à un public enflammé à fond qui n’avait d’yeux que pour son idole, et de cœur que pour sa star,  Ragheb Alama a enchainé les tubes les plus célèbres de son riche patrimoine  en parcourant des décennies de sa brillante carrière entamé il ya plus de 35 ans. La superstar a tenu à enchanter son public avec des titres très prisés à l’instar de « Nassin Addounya » , « Sahharouni Ellil Ouyoune », « Mouch Belkalam » et tant d’autres encore, tout en le gâtant par les plus récentes de ses chansons dont la fameuse « Mabahazzarech ».

Mais ce qui est frappant au cours de cette soirée où les gradins de Carthage ont débordé de public dont le nombre dépasse à coup sur les dix mille spectateurs, c’est la fusion remarquablement merveilleuse entre la superstar et le public qui a eu du mal à rester assis tant son émotion était grande  et sa joie immense de se retrouver face à face avec le prince de la chanson arabe Ragueb Alam.

Et c’est en signe d’amour à la Star et d’harmonie avec son style musical que le public de Carthage a choisi de passer la soirée début, du début jusqu’à la fin, Smartphones allumés, pour ne rien rater des mouvements de Ragheb Alama  et ses va et vient sur l’immense scène de Carthage où il a trôné comme un roi au royaume de la musique et du chant.

Le public de Carthage n’a pas failli à sa tradition en chantant par cœur comme un seul homme toutes les chansons de Ragheb Alama, sans exclusion aucune au point de ne rien laisser au chanteur qui s’attendait d’ailleurs à cette réaction de fascination.

Au terme de deux heures de chants sans relache accompagné d’un orchestre de grande qualité qui comprenait six musiciens tunisiens de la troupe Starbox d’Anis Fliss, Ragueb Alama a eu du mal à quitter la scène de Carthage face à un public qui ne voulait guère rentrer. Mais les bonnes choses ont toujours une fin comme ce fut le cas hier soir. Face aux applaudissements nourris de son public et dans le tumulte de leur cris et youyou de joie, l’artiste s’est retiré dans sa loge laissant au public le plus beau  des souvenirs d’une certaine nuit de Carthage  bercé par le chant d’un grand séducteur venu d’orient.

Après le spectacle qu’il a donné ce soir-là, Ragueb Alama a rencontré les journalistes accrédités à la 53ème édition du Festival de Carthage, dans le cadre d’une conférence de presse organisé dans les coulisses du théâtre romain de Carthage. Avec son grand sourire légendaire et sa disponibilité qui lui est sienne, Ragheb Alama a répondu à toutes les questions qui lui ont été posées sans la moindre dérobade. Un moment intense où l’artiste a évoqué sa carrière et son évolution, dans le vaste champ des mutations des gouts et des styles, mais aussi de ma mère et de son père disparus et dont l’absence semble hanter sa vie d’enfant chéri. Au cours de cette rencontre avec la presse, Ragueb n’a pas parlé que de chansons, lui qui en possède des titres à en perdre la tête, mais de sa vie d’Homme, de ses valeurs et de ses sentiments surtout envers ses parents disparus à qui il rend visite chaque soir à leur dernière demeure, comme pour dire que le deuil des parents est probablement impossible. La soirée de Ragheb Alama au théâtre romain de Carthage fut une réussite totale selon tous les critères d’organisation de spectacle d’autant plus que tous les Tunisiens où qu’ils soient ont en profité grace à sa diffusion en direct par la Télévision tunisienne.

CP